Tous les ans, en début d’année, assureurs et organisations internationales tentent de dessiner une cartographie mondiale des principaux risques en assurance. Les prochaines éditions, qui devraient être publiées en début d’année prochaine ne manqueront pas de prendre en considération les conséquences des pandémies sur l’activité des assureurs mondiaux. 2020 a été jusqu’à présent marquée par les litiges opposant les assureurs à leurs clients en matière de pertes d’exploitation et les forçant à les indemniser. Les affaires ont même parfois été portées devant les tribunaux : au Royaume-Uni par exemple, le régulateur financier, la FCA (Financial Conduct Authority) avait entrepris début juin une action en justice contre 8 assureurs. L’objectif de la manoeuvre était d’apporter une réponse aux incertitudes contractuelles en matière de pertes d’exploitation des entreprises suite à la pandémie de coronavirus.  Le couperet est tombé le 15 septembre dernier :  la Haute cour de justice britannique a jugé que la plupart des clauses « maladies » et « impossibilité d’accès aux locaux » dans l’échantillon représentatif étudié couvraient les pertes d’exploitation consécutives à la pandémie de coronavirus.

Accentué par l’épidémie de coronavirus, le risque de pertes d’exploitation faisait déjà partie des priorités des assureurs au niveau mondial. Selon le neuvième baromètre des risques 2020 d’Allianz, il était plébiscité par 37 % de l’échantillon des sondés – plus de 2.700 experts au total dans plus de 100 pays. Ce risque venait ainsi se placer en deuxième position, tout juste derrière les incidents cyber, qui ont rassemblé 39 % des personnes interrogées. A sa parution en janvier dernier, l’étude mettait ainsi en évidence le développement rapide au cours des dernières années de la sensibilisation au risque cyber : la dépendance croissante des entreprises aux bases de données et aux systèmes d’informations, de même que la médiatisation de certains incidents, ont jeté une lumière crue sur ce risque. Avec des coûts de plus en plus prohibitifs  : une violation majeure de données, portant sur plus d’un million d’enregistrements compromis, coûte aujourd’hui en moyenne, 42 millions de dollars, soit 8 % de plus que l’année précédente, indique l’étude.

Mais le cyber n’est pas le seul risque à inquiéter les assureurs : le risque climatique reprend aussi de la vigueur. Publiée mi-janvier dernier, la cartographie des risques Global Risks Report 2020, réalisée par le Forum économique mondial (World Economic Forum, WEF) plaçait ainsi, pour la toute première fois, au sommet de son palmarès cinq risques environnementaux :  la perte de biodiversité,  les conditions météorologiques extrêmes, mais également les événements à l’image des déversements de pétrole et la contamination radioactive, les catastrophes naturelles ( les tremblements de terre  et les raz-de-marée) sans oublier l’incapacité des gouvernements à s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Les anticipations pour l’année en cours se portaient, pour 78 % des 750 experts interrogés, sur la montée en puissance des confrontations économiques et de la polarisation politique domestique. Le rapport mettait aussi en évidence d’autres sujets d’inquiétude qui résonnent tout particulièrement avec la crise sanitaire actuelle  : l’inadéquation des systèmes de santé dans le monde mais aussi les conséquences de l’inégalité de l’accès à l’Internet.

L’épidémie de coronavirus a eu le mérite de mettre en évidence l’émergence brutale d’un grand risque peu ou pas maîtrisé. Pour les assureurs, l’anticipation de ces risques et leur gestion reste plus que jamais au coeur de leur métier. Et pour éviter les mauvaises surprises, la formation reste toujours la meilleure arme pour se préparer au mieux à la gestion de ces grands risques, quels qu’ils soient :  cyber risques, assurance des risques d’entreprises, mais aussi plus largement la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Spécialiste de la formation sur le secteur de l’assurance depuis plus de 15 ans, Kaléa Formation a développé un catalogue très fourni de formations, en présentiel et en distanciel, sur ces différents risques. Nous nous proposons ainsi d’accompagner les acteurs de l’assurance dans la prévention des risques cyber en aidant l’ensemble de vos collaborateurs à rester vigilants. Les recommandations d’experts permettront ainsi à vos collaborateurs de développer les bonnes pratiques et la vigilance nécessaire afin de se prémunir contre une attaque. Nos experts peuvent aussi vous aider à mieux comprendre les enjeux de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et à appliquer au quotidien mesures de détection nécessaires.

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