Prévu au minimum jusqu’au 1er décembre prochain, le reconfinement dans l’Hexagone contraint une partie de la population active à télétravailler.  Une occasion de se former à distance au management des collaborateurs en télétravail, ou encore au risque cyber.

La décision est tombée comme un couperet : les Français sont à nouveau soumis à un reconfinement national qui durera jusqu’au 1er décembre minimum. Dans ce contexte, les déplacements sont à nouveau très limités tout comme les loisirs : comme au printemps dernier, les bars et les restaurants, les commerces non essentiels, les salles de spectacles et de cinémas, les parcs d’attractions vont refermer provisoirement leurs portes.

Sur le front professionnel, le recours au télétravail reprend de la vigueur :  «le recours au télétravail doit être le plus massif possible » a ainsi indiqué le Premier ministre Jean Castex devant les députés en précisant que, dans le secteur privé, toutes les fonctions qui peuvent être télétravaillées doivent l’être cinq jours sur cinq ». Et pour bien enfoncer le clou, la Ministre du Travail, Elisabeth Borne a souligné que « le télétravail n’était pas une option ».

Exit donc la demande qui avait été faite aux employeurs dans la dernière version du protocole sanitaire du 16 octobre de fixer « un nombre minimal de jours par semaine » : le travail en présentiel devient désormais l’exception.

Après s’être fait violemment critiqués pendant le premier confinement, les assureurs se sont mobilisés très vite en amont du deuxième : « les assureurs seront pleinement mobilisés sur le terrain aux côtés de leurs assurés et continueront à proposer des solutions pour les soutenir », a déclaré Florence Lustman, présidente de la Fédération Française de l’Assurance (FFA). A l’occasion de cette deuxième vague, les agences resteront ouvertes et les assureurs feront preuve de tolérance sur les retards de paiement de primes. Les entreprises fermées administrativement bénéficieront aussi d’un soutien.

Conformément aux directives gouvernementales, le passage au télétravail reste la norme pour les équipes travaillant dans ce secteur. Generali France indiquait début novembre que ses équipes, qui « avaient instantanément et massivement rebasculé en télétravail, ses agents généraux et ses réseaux commerciaux continueront à être disponibles pour accompagner au mieux les clients, dans le strict respect des règles de sécurité sanitaires ».

Pour tous les secteurs, y compris, l’assurance, les procédés d’organisation du télétravail sont mieux organisés que lors du premier confinement  : les formations en ligne, et notamment sur le management d’équipe en télétravail, les soft skills ou le droit à la déconnexion, sont désormais accessibles et largement plébiscitées par les acteurs du marché pour accompagner leurs collaborateurs et leur donner de nouvelles clés de réussite.

La généralisation du télétravail pose aussi la question de l’exposition au risque de cyber-attaques. Durant la première phase de confinement, le spécialiste de la sécurité Barracuda Networks avait enregistré un bond de 667 % des tentatives d’hameçonnage surfant sur le Covid-19 entre le 1er et le 23 mars. Une étude publiée fin septembre par le spécialiste en réassurance Willis Re (2020 Cyber Risk Outlook) démontre aussi que les craintes en matière de cyber risque ont progressé de façon significative depuis le début de la crise sanitaire. Selon l’enquête réalisée auprès de 1 000 personnes disséminées dans 56 pays, y compris des courtiers en assurance ou des agents, une très grande majorité ( 86%) estime que la fréquence des cyberattaques progressera suite à la pandémie de COVID-19, et plus de la moitié (54 %) pense que la gravité de ces attaques augmentera également. « Cela peut être dû à la transition soudaine et massive vers le télétravail pour beaucoup, qui s’est accompagnée d’une augmentation de la vulnérabilité des entreprises qui n’avaient ni la capacité informatique ni l’expertise informatique pour soutenir cette transition ou qui avaient une gouvernance des données ou des contrôles de sécurité inadéquats. » explique le groupe de réassurance.

Parmi les sondés, les avis diffèrent sur ce que sera le principal facteur de pertes liées au cyber-espace au cours des 12 prochains mois. Avant le COVID-19, plus de la moitié des personnes interrogées (53 %) estimaient que les brèches de données seraient le principal facteur de pertes liées à une cyber-attaque. Dorénavant, les avis sont partagés de manière égale entre les brèches de données, les rançons/extorsions et les interruptions d’activité.

Fort consommateur de données, le secteur de l’assurance est particulièrement concerné par la possibilité de cyberattaques : le risque d’une perte de clientèle au bénéfice de la concurrence reste important dans un secteur fondé sur la confiance entre un assureur et son assuré.

De plus, l’ACPR a publié courant octobre le résultat de son étude sur la gestion de la sécurité des systèmes d’information (SSI) des assureurs. L’on y apprend que si 82% des organismes déclarent mettre en place des actions de sensibilisation des collaborateurs, seuls 64% des organismes déclarent assurer un suivi de ces actions de formation. Ce qui se révèle problématique sur une thématique tellement évolutive.

La réponse reste donc toujours la même : les salariés de l’assurance doivent être formés. Et dans un contexte de limitation des contacts humains, l’e-learning reste la meilleure solution à la poursuite de l’apprentissage des salariés.

Kalea Digital & Formation accompagne de nombreux acteurs de l’assurance dans la formation de leurs équipes de managers en télétravail et dans la prévention des risques cyber, afin de rester vigilants en home-working et de se prémunir contre une attaque cyber.

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