La crise du coronavirus a mis en évidence l’importance pour les travailleurs non salariés (TNS) de se couvrir en prévoyance.

Les salariés ont été malmenés par la crise du Covid-19. Mais les travailleurs indépendants ont sans doute payer un plus lourd tribut à la crise du fait de la moindre protection dont ils disposent. Sans revenus de substitution en cas d’arrêt de travail, ces travailleurs non salariés (TNS) présentent un risque important de perte de leur emploi. Conscients de l’existence d’assurance prévoyance, un certain nombre de ces professionnels – ils sont quelque 3,7 millions en France selon l’INSEE – n’en voyaient pas vraiment l’intérêt jusqu’à présent. Beaucoup l’assimilent à une dépense plutôt qu’à un investissement : selon l’âge et le métier, elle peut en effet coûter jusqu’à 3000 euros par an. L’irruption de la pandémie aurait contribué à modifier les mentalités : les souscriptions à ces produits étaient en hausse chez un certain nombre d’assureurs à l’automne dernier. D’après un article de l’Argus de l’Assurance, April a ainsi enregistré une hausse de 10 % de la production en santé et prévoyance sur le marché des TNS de janvier à octobre 2020 comparé à la même période une année plus tôt.

Les indépendants restent néanmoins encore peu enclins à la souscription d’une assurance prévoyance, par manque de connaissance des dispositifs proposés. Mené auprès de 400 répondants durant la fin de l’été, un baromètre publié à la mi-novembre par Metlife France met ainsi en évidence la méconnaissance des TNS en matière de protection sociale. Les indépendants se sentent ainsi toujours bien protégés par leur Régime obligatoire en cas d’arrêt de travail (42%), d’invalidité (48 %) et de décès (53%), même si ce dispositif n’offre en réalité que peu de protection. Ils sont aussi assez peu nombreux à connaître le montant des indemnisations en cas de coups durs :  29% déclarent les connaître en cas d’incapacité. Ils sont 22 % à connaître cette somme pour l’invalidité et 17 % pour les décès.

Au total, indique l’étude, moins d’un indépendant sur deux est protégé par un contrat de prévoyance, soit 48 %. Parmi ceux qui ont décidé de s’équiper, ils sont 55 % à le faire pour diminuer les risques inhérents à leur statut et 49% indiquent passer à l’acte pour protéger leur famille.

Le prix reste encore et toujours un frein à la souscription : une proportion importante des travailleurs non salariés ne parvient pas à appréhender le bénéfice du produit, souvent perçu comme trop « cher ».

L’étude fait aussi apparaître une fenêtre d’opportunités pour les courtiers et les CGP en matière de conseils, car si les TNS s’équipent majoritairement auprès de leur agent général d’assurance ou leur banque, ils le font beaucoup moins auprès de leur courtier (12 %) ou de leur CGP (6%). Ce segment a donc une carte à jouer dans un marché devenu de plus en plus concurrentiel au fil des années.

Les compagnies d’assurances ont quant à elles redoublé d’innovation dans le secteur de la prévoyance TNS en développant de nouveaux contrats spécifiques. Les formalités de souscriptions sont simplifiées de même que le questionnaire médical – quand il n’est pas tout simplement supprimé.  L’engouement des assureurs pour cette catégorie de travailleurs s’explique par plusieurs raisons : c’est un marché rentable, au taux d’équipement modeste. Cerise sur le gâteau, les travailleurs non salariés constituent l’une des catégories au plus bas taux d’absentéisme, ce qui rend la fréquence de leurs sinistres assez faible.  Les travailleurs non salariés deviennent ainsi une cible de plus en plus convoitée par les acteurs de l’assurance. Encore faut-il savoir s’adresser à cette catégorie de travailleurs, peu encline à passer du temps dans les démarches de souscriptions de produits d’assurance.

Pour répondre au mieux aux besoin de cette catégorie de travailleurs, la formation des collaborateurs en assurance est un enjeu majeur.

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