Les nouvelles technologies impactent tous les jours les individus mais aussi les entreprises. Le secteur de l’assurance ne fait pas exception à cette règle. Depuis quelques années, la blockchain, l’intelligence artificielle, mais aussi le risque cyber, ont fait une irruption fracassante dans ce secteur traditionnel, appelé à se transformer en profondeur pour répondre aux nouvelles attentes des clients.

Encore émergente, la technologie de la blockchain se diffuse progressivement dans les pratiques assurantielles en permettant, notamment, une automatisation des processus. Alors que nombre d’assureurs continuent à utiliser des documents administratifs ou des bases de données hors ligne, l‘utilisation nouvelle des Smart-Contracts permet de fluidifier et d’accélérer les process. Ces contrats intelligents sont matérialisés par des protocoles informatiques qui simplifient, contrôlent et réalisent la négociation ou l’exécution d’un contrat, le tout de manière très sécurisée : à la clé, une importante économie de temps, une diminution des coûts de fonctionnement et une optimisation des frais de gestion.

La blockchain démontre également toute son efficacité dans le cadre de la lutte contre la fraude. Cette technologie permet en effet l’automatisation du Know Your Customer (KYC), un procédé qui permet de vérifier l’identité des clients d’une entreprise – et d’en garantir la probité et l’intégrité –  en s’appuyant sur le partage des fichiers. Or la fraude est un enjeu de taille : en France, la fraude à l’assurance maladie obligatoire a atteint la somme de 261,2 millions d’euros en 2018, dont plus des trois quarts attribuables aux professionnels et établissements de santé et 22 % aux assurés, selon la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM).

Au delà de l’automatisation des process, les nouvelles technologies initient une mutation des produits d’assurance et impactent directement l’offre commerciale proposée aux clients. En effet, outre le fait de pouvoir proposer, grâce à l’amélioration du KYC, des offres entièrement personnalisées à leurs clients, les nouvelles technologies ouvrent aux assureurs de nouvelles perspectives. Ainsi par exemple, depuis la mise en œuvre de la loi Pacte, il est désormais possible en France, de mettre, via des fonds professionnels spécialisés, des crypto-actifs dans des produits d’assurance-vie. L’innovation ouvre également de nouveaux marchés tel que le Cyber-risk et engendre une mutation des besoins des clients. Prenons l’exemple de la voiture autonome. Cette voiture de demain présente de nouvelles spécificités en décalage avec l’offre assurantielle traditionnelle. Des expériences ont d’ores et déjà été lancées dans ce domaine. Par exemple, AXA XL a ainsi pu mieux appréhender les risques liés à ce type de véhicule en s’associant à Driven, avec un projet d’un montant de 13,6 millions de livres lancé en 2017 outre-Manche à l’initiative du gouvernement britannique. Le projet a pris fin à l’automne 2019 : une flotte de voitures à la marque Ford Mondeo, équipées du logiciel d’intelligence artificielle de l’assurtech Oxbotica, avait été déployée autour du Parc Olympique de Stratford à Londres.

De façon croissante, un grand nombre d’assureurs ont aussi recours aux ressorts de l’intelligence artificielle. Par exemple, un certain nombre de jeunes sociétés ont développé des solutions permettant d’améliorer la façon dont les assureurs quantifient, sélectionnent et prennent en compte la tarification du risque. L’IA dans l’assurance est également en train de révolutionner l’organisation des back-offices en permettant la création et la rédaction des contrats, le calcul des cotisations ou encore le remboursement des sinistres. Les bénéfices assurantiels de l’intelligence artificielle peuvent aussi se matérialiser au travers de l’utilisation de chatbots dans la démarche commerciale. Ces robots conversationnels peuvent être utilisés aussi bien dans le démarchage de nouveaux clients que dans le cadre de conseils financiers.  L’intelligence artificielle va ainsi donner naissance à la création de nouveaux métiers dans l’assurance mais aussi de nouvelles façons de travailler.

Seules ou en partenariat avec les acteurs traditionnels de l’assurance, les jeunes pousses de l’assurance (assurtech) provoquent et accompagnent la mutation de ce secteur, en France comme à l’international. Publiée à l’automne dernier, une étude du cabinet Klein Blue Partners identifiait quelque 187 assurtech dans l’Hexagone entre septembre 2018 et septembre 2019, comparé à 106 une année auparavant. Plus de 53% des acteurs faisaient partie de la catégorie « services aux assureurs et aux courtiers ». Comme dans le secteur de la fintech (financial technology ou technologie financière) les acteurs de l’assurtech proposent des services innovants sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’assurance (actuariat et risques, marketing, vente et distribution, souscription et gestion, sinistres et fraude). Selon l’étude, 11% proposent de nouveaux produits : assurance à la demande, assurance collaborative, assurance paramétrique, etc..

L’importance de l’innovation technologique dans l’assurance n’a pas échappé aux investisseurs : le nombre de jeunes pousses de l’assurance mondiale (insurtech) ayant accédé au statut de licorne, c’est à dire dont la valorisation dépasse le milliard de dollars, ne cesse de grandir. Selon le cabinet d’études CB Insights, dix de ces assurtech ont accédé à ce statut début 2020 comparé à 5 en 2019 et 2 à la fin 2018.

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