L’avènement des nouvelles technologies a révolutionné nos activités professionnelles en remodelant profondément nos modes d’informations et d’apprentissages. Selon une étude menée conjointement par le cabinet Deloitte et le MIT, si l’année 2017 a été l’année de l’accélération de la transformation numérique dans les entreprises, l’année 2018 est celle de la coordination et de la consolidation de cette transformation digitale. L’Entreprise doit ainsi savoir intégrer les nouvelles pistes technologiques à son système d’information et à l’ensemble de son organisation. La digitalisation de la formation est bien entendu un enjeu majeur dans cette évolution numérique. Ainsi, selon cette étude, si 75% des entreprises interrogées ont déjà utilisé le e-learning en 2017, plus de 70% souhaitent en accélérer l’usage dans les plans de formation en 2018. Mais si la numérisation est indéniablement un défi majeur de la formation, le véritable enjeu n’est pas de digitaliser à tout prix l’offre de formation, mais d’optimiser celle-ci grâce au digital, avec discernement. Voyons ensemble les moyens d’y parvenir.

DEFINIR LA MATURITE DIGITALE DE VOTRE ENTREPRISE

Tout d’abord, il s’agit de se poser la question du degré de maturité digitale de votre entreprise. Selon l’étude du cabinet Deloitte, 29 % seulement des entreprises mondiales seraient “matures”, c’est-à-dire utiliseraient systématiquement les outils digitaux, 45 % seraient en cours de transformation digitale et 26 % n’en seraient qu’aux prémices.

Selon les retours d’expérience de KALEA Digital & Formation, sur le marché de l’assurance et de la banque en France, 36% des acteurs ont développé une réelle culture du Digital Learning et ceux-ci officient en majeure partie sur le secteur bancaire, l’assurance traditionnelle et les Institutions de Prévoyance. En amont, 56% des acteurs du marché intègrent l’e-learning dans leurs plans de formation mais celui-ci reste généralement minoritaire par rapport au présentiel, notamment chez les Intermédiaires en assurances et les mutuelles. Enfin, 8% des organismes n’ont pas encore sauté le pas.

Le processus de digitalisation de la formation au sein d’une entreprise doit tenir compte de la manière dont elle est structurée en termes d’utilisation des outils digitaux par l’ensemble de ses salariés : l’entreprise possède-t-elle un intranet efficace ? Les salariés ont-ils un accès personnalisé aux devices numériques ? L’entreprise dispose-t-elle d’un outil LMS adapté ? Toutes ces questions doivent trouver réponses afin de définir le bon paramétrage entre formation présentielle et e-learning.

MISER SUR LE BLENDED LEARNING POUR UNE DIGITALISATION PROGRESSIVE

Mettre en place un processus de formation en Blended Learning offre une phase de transition à la transformation numérique. En effet, cette mutation des modes d’apprentissages va avoir un impact important sur vos process : la façon de concevoir les contenus pédagogiques, de construire vos modules, d’animer vos sessions de formation, d’administrer le temps que chaque salarié allouera à sa formation en fonction de son planning, d’organiser la validation des acquis… Pour une bonne acculturation de vos équipes au changement d’outils et de rythme qu’engendre la digitalisation de vos formations, il est intéressant de procéder par étapes en introduisant dans un premier temps les outils numériques à vos formations présentielles, en amont et/ou en aval de vos sessions. Cette approche permettra aux apprenants de s’accoutumer tranquillement aux processus d’E-learning, sans exclure certains collaborateurs qui pourraient avoir une moindre appétence pour le numérique. Un programme de tutorat entre les différentes catégories de salariés (plus ou moins âgés, plus ou moins anciens dans l’entreprise ou dont les tâches au sein de l’entreprise sont plus ou moins numérisées) peut également constituer un bon outil d’accompagnement de votre projet de digitalisation de la formation.

DEFINIR ET CATEGORISER LES FORMATIONS A NUMERISER 

Comment discerner, sur le plan pédagogique, les formations qu’il sera plus pertinent de dispenser à distance et celles qui doivent encore recourir au présentiel ? Classe virtuelle, e-learning, micro-learning, serious game, vidéos… L’éventail des modalités pédagogiques disponibles est de plus en plus riche et il n’est pas toujours simple de savoir quel support est le plus adapté à nos besoins d’apprentissages.

On peut distinguer cinq grandes familles de supports digitaux de la formation, chacun plutôt en adéquation avec un besoin d’apprentissage, même si bien sûr aucune règle stricte ne s’applique :

  • Les modules ELearning : jeux pédagogiques, exercices d’analyse, mises en situation, cas pratiques, quiz…. Cette modalité est parfaitement adaptée pour des formations techniques, réglementaires, produits, métiers. Ces modules permettent une excellente appropriation des contenus par les apprenants grâce à une véritable interactivité. Leur contenu et le déroulement de chaque séquence doivent être correctement pensés et précisément construits en amont afin que l’approche pédagogique soit bien adaptée à ce mode d’apprentissage. Leur caractère asynchrone leur confère une grande souplesse d’exploitation. Ils peuvent être utilisés « stand alone » (se suffisant à eux-même) ou bien en complément de sessions présentielles.

 

  • Les modules MicroLearning: il s’agit d’une variante pédagogique de l’e-learning interactif. L’idée maîtresse est ici de s’adapter aux habitudes de consommation de l’information et à l’évolution des technologies. Le micro-learning est un module de durée très courte, de 2 à 5 minutes, ciblé sur un sujet très précis, qui permet d’optimiser la concentration des apprenants. Il est particulièrement adapté sur des formations de techniques métiers, des points règlementaires plus précis ou des thématiques exposées à de fréquentes évolutions.  Très attractifs dans leur réalisation et d’une efficacité probante d’un point de vue pédagogique, les modules micro-learning constituent une variante innovante pour les Directions Formation.

 

  • La classe virtuelle: les formateurs face caméra peuvent interagir avec les apprenants et une véritable émulation de groupe est possible grâce aux échanges en temps réels. Cette modalité est intéressante grâce à l’adaptabilité géographique qu’elle offre aux apprenants, et notamment dans le cas où votre entreprise comporterait divers sites d’exploitation géographiquement éloignés les uns des autres mais dont plusieurs employés nécessiteraient la même formation. Toutefois, comme pour des sessions de présentiel, cette solution imposera une planification stricte et une synchronisation des agendas de l’ensemble des participants, ne laissant que peu de souplesse aux emplois du temps de chacun. Ce mode d’apprentissage est adapté à des sessions de suivi et de validation des acquis. A noter également que les visio-formations n’ont aujourd’hui plus rien à envier aux classes virtuelles.

 

  • Les modules vidéo: plus immersives qu’un tutoriel, ces vidéos peuvent prendre diverses formes innovantes et ludiques, notamment sous forme de modules d’infographie animée de type flat design ou des vidéos en motion design. Attention toutefois à réaliser des séquences courtes et dynamiques ! De plus, vous gagnerez à diffuser auprès de vos collaborateurs des vidéos interactives, ponctuées de séquences de validation, et bien entendu compatibles SCORM. Cette modalité est adaptée pour des formations aux savoir-faire métiers, de précisions règlementaires, ou au lancement de nouveaux produits. Si vous choisissez de réaliser des vidéo-learning, pensez bien à envisager en amont la nature et les périodicités de leurs mises à jour, qui peuvent s’avérer lourdes à réaliser.

 

  • Le serious game : scénarisés, interactifs et réellement ludiques, ces jeux permettent à l’apprenant de s’entraîner sans risque, dans des conditions pouvant reproduire fidèlement ses situations de travail. Il est ainsi possible d’aborder des situations de savoir-faire, et pourquoi pas de savoir-être, en CRM par exemple.

 

  • Les MOOC : avec une marge de personnalisation très limitée, les MOOC ont vocation à mettre à disposition des apprenants un grand nombres de ressources pédagogiques dans des domaines très variés. Oui, mais… La quantité n’est malheureusement pas toujours synonyme de qualité. Ces modules pour être efficaces doivent nécessairement être interactives, variées et pertinentes. Un MOOC doit faire l’objet d’une organisation rigoureuse, servie par un LMS dimensionné et, à notre sens, gamifié. Il s’agit donc ici d’être vigilant quant à la définition des thèmes d’apprentissage choisis.

Enfin, si l’efficacité pédagogique est évidemment le premier critère à prendre en compte dans l’orientation de la digitalisation de vos formations, il vous faut aussi considérer les coûts de conception, de réalisation et de diffusion de chaque formation digitalisée.   

 

Afin de vous accompagner et vous aider à faire les bons choix dans le processus de digitalisation de vos formations, l’équipe Kaléa met à votre service un retour d’expérience et des best practices éprouvées depuis plus de 10 ans auprès des plus grands acteurs du marché. N’hésitez pas à nous contacter.